« La pandémie est une opportunité historique pour l’Afrique » – (Felwine Sarr)
Selon l’économiste et écrivain sénégalais Felwine Sarr, la crise, qui a paralysé le commerce mondial, constitue « une vraie opportunité de repenser notre (le continent africain, ndlr) présence au monde… Faire en sorte que nos États soient beaucoup plus souverains, que nos économies soient moins dépendantes… »*
« Car, poursuit l’auteur d’Afrotopia**, dans les imaginaires, le continent africain continue d’occuper cette position de celui qui tend la main, de celui qu’on doit aider. » En témoigne « l’afropessimisme de l’OMS qui promettait des millions de morts de la Covid-19, sans pourtant disposer d’aucune donnée permettant d’avoir des prédictions aussi funestes ». La catastrophe n’a pas eu lieu ; les États ont su à temps apporter une réponse adéquate. Il faut en finir avec la politique de la compassion, répète Felwine Sarr. Et avec cette idée que l’Afrique est à développer.
Il appartient aux associations telles que la nôtre de réfléchir à leur démarche.
L’essence de Cap Nio Far est l’entraide et l’échange, pas la compassion. Au-delà des frontières géographiques et culturelles, hommes et femmes se sont un jour retrouvés autour d’un même projet. Ainsi est né Cap Nio Far, où chacun a sa place pour contribuer à sa réalisation, dans le respect de l’autre.
Même pendant la pandémie nous continuons à travailler avec nos partenaires sénégalais. Nous vous donnerons des détails dans notre prochaine infolettre.
Cap Nio Far, Ensemble en Afrique insulaire.
*Juin 2020, France 24
**Afrotopia, de Felwine Sarr, éd. Philippe Rey, 2016.

Dans cet essai, l’intellectuel sénégalais dénonce l’injonction au «développement», hérité du positivisme scientifique occidental.

Le CEPS (Centre d’Etude et de Pratique de la Survie) est une association à but non lucratif régie par la loi française de 1901. Créée en 1979, son objectif est de faire de la recherche sur toutes les situations de survie et d’en diffuser les résultats par des stages, des publications et des conférences.